Pour une these vivante

Pour une thèse vivante

Pour une thèse vivante (2011)

Que faire ? Che fare ?
Dans mes travaux la question du quoi faire s’est toujours posée. Le corps qui fabrique, le corps artisanal, le corps qui pense comment anticiper les erreurs des machines dans une usine, le corps qui répète dans son quotidien des gestes qu’il pense connaître et reconnaître. Alors quelle représentation pour ce corps ?
Dans cette invitation, je tente un dialogue qui tisse des liens avec certains de mes travaux que je puise dans des extraits de la pièce « Dolled-up » ou l’on me voit essayer l’apprentissage d’autres métiers que le mien, un travail réalisé à l’usine Soreal de Rennes pour arriver à la question de la Thèse comme forme et matière du possible dans la représentation de mon savoir faire.
Voici ce qui l’a animé : La question de l’écriture, du corps de la thèse a surgi en réaction à l’arrivée du master dans les écoles d’art et dans les formations en danse, dans les centres chorégraphiques. La théorie semble devenir une obligation dans les métiers de l’art, et, compte-tenu mon niveau d’études, j’ai un Bac+5, ce que je pourrais faire par la suite, ce serait une thèse! Le projet a commencé dans une perspective critique à l’égard de cette obligation, mais cela ne veut pas dire que je suis contre l’écriture. Tout de même, si je m’inscris dans un laboratoire de recherche universitaire pour faire une thèse, chose que j’aimerais bien faire, celle-ci ne suivrait guère la logique et le format des thèses aujourd’hui en arts. Je me suis rendue compte que les processus de travail qui accompagnent chacune de mes créations font partie d’une recherche que je mène
depuis quinze ans.
La question serait la suivante : pourquoi la pratique ne pourrait être déjà une base importante dans une thèse en arts? Pourquoi ne serait-elle pas assimilée, d’une certaine manière, à de la recherche? C’est une réflexion qui ne veut pas mettre de côté l’écriture.
Les invitations que j’adresse à des théoriciens et à des praticiens s’inscrivent dans cette
recherche que je ne veux pas laisser évoluer vers la conférence, j’essaie de faire en sorte que leur pratique et la mienne puissent collaborer. Je tente une expérience théorique qui puisse intégrer la pratique comme acte de recherche.
Claudia Triozzi

CALENDRIER
2013   
La Briqueterie, Biennale du Val de Marne – 21 avril
2012   
Centre National de Danse Contemporaine (CNDC), Angers – 5 décembre
Ménagerie de verre, Festival des Inaccoutumés, Paris – 29, 30 novembre et 1er décembre
Halles de Schaerbeek en collaboration avec l’ERG, Bruxelles – 6 mars>
CCN de Montpellier – 31 janvier et 2 février
2011   
Musée de la Danse, Centre Chorégrahique de Rennes – 24 mars
MAC/VAL, “Du dire au faire”, “Pour une thèse vivante”, 3ème chapitre – 3 décembre
Ménagerie de verre, festival des inaccoutumés, Paris – 10, 11, 12, 15 et 16 novembre